J'ai un mal qui grandit quelque part au fond de moi. Une maladie incurable. Une fracture immuable. Une foulure de l'esprit.
Ma maladie attaque parfois le jour, parfois la nuit. Ses incursions à travers moi-même se produisent sans que jamais je ne puisse un jour espérer une victoire. Sans que je puisse un jour tenter de comprendre le fondement de la plaie béante.
Serait-ce alors la faute de ces autres âmes en quête de gloire si je ne trouve plus ma place dans cette existence ? Ou serait-ce alors que j'ai changé ? Peut-être est-ce moi, dont l'esprit décadent meurt un peu plus à chaque injonction de ce liquide appelé vie ?
Ce serait l'explication la plus plausible.
Et la plus désagréable aussi.
Dès les premiers jours, on a tôt fait de me pousser en bas du trône et de me voler la couronne pour faire des autres les souverains de mon existence.

Un mois sans écrire, il serait temps, jeune fille.
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