Je me cherche encore des raisons
d'errer dans les rues de mon enfance
aux journées de solitude hypnose
regardant par la fenêtre du bus
les garçons qui passent
dans l'espoir de t'apercevoir
parmi les étrangers de la ville
sans visage
ne serait-ce que pour réparer un instant
les ficelles des souvenirs désenfilés
par la distance
par le temps
et par les années.
mais t'es jamais là
t'es vraiment jamais là.
Narrats
Instantanés-portraits d'une humanité qui s'étiole.
.
jeudi 22 octobre 2015
samedi 22 août 2015
Lilas
les lilas en fleurs
ils étaient si beau
et les jours si gais
oh si gais
***
ils étaient si beau
les lilas en fleurs
aux rives du fleuve
et les jours si gais
oh si gais
de printemps!
***
mais les heures ont passé
sur les souvenirs désenfilés
de mon existence
et les lilas ne fleurissent plus
aux rives du fleuve.
sur les souvenirs désenfilés
de mon existence
et les lilas ne fleurissent plus
aux rives du fleuve.
dimanche 23 novembre 2014
Et les marées
« Mon bel amour navigateur
mains ouvertes sur les songes
tu sais la carte de mon coeur »
G. Miron
Quand entre mes reins coule le Rhin
fleuve qui monte noyer ta vie
ressac après
ressac après
ressac
Quand la raison se fait déraison
inondation après
inondation après
inondation
Et que ton corps navigateur
nage en mes tempêtes de
Cyprine amoureuse
entre deux « Je t'aime »
et deux « Je t'adore »
Je crois apercevoir,
submergés par les marées
et les marées
et les marées
et les marées
les yeux du plus grand
les yeux du plus grand
les yeux du plus grand
mardi 19 août 2014
Slam à l'indépendance
Que l'on a scié que l'on a sué que l'on a tué
Ce pays c'est mon
C'est mon pays
Dernier drapeau de ficelles patriotiques
Avec à ses lambeaux les haillons
Des souvenirs pliés
Des souvenirs pillés
Des souvenirs pliés
Des souvenirs pillés
Jusqu’à ce que ne reste plus
Que la tentation
De ne plus insister
De plus exister.
De plus exister.
Ce pays désarmé désâmé
Que l'on a scié que l'on a sué que l'on a tué
Ce pays c'est mon
C'est mon pays
Qu'il faut avironner
Qu'il faut aMironer
Pour « un avenir engagé
un avenir dégagé [1] »
[1] Gaston Miron, L'avenir dégagé (Entretiens 1959-1993), Montréal, Éditions de l’Hexagone, 2010.
Que l'on a scié que l'on a sué que l'on a tué
Ce pays c'est mon
C'est mon pays
Qu'il faut avironner
Qu'il faut aMironer
Pour « un avenir engagé
un avenir dégagé [1] »
[1] Gaston Miron, L'avenir dégagé (Entretiens 1959-1993), Montréal, Éditions de l’Hexagone, 2010.
L'ennui de vivre
« Je suis fatigué et je n'ai plus envie de penser à cette époque. » Albert Camus, La Chute
Les yeux tristes
Le sourire faussé
Les mains nerveuses
Sur les photos
Y'en a pas une comme il faut
J'crois que j'ai l'ennui de vivre
L'ennui de vivre
Les yeux tristes
Le sourire faussé
Les mains nerveuses
Sur les photos
Y'en a pas une comme il faut
J'crois que j'ai l'ennui de vivre
L'ennui de vivre
dimanche 4 mai 2014
Le havre
Avec toi,
J'ai chaud comme ça a pas de bon sens. Ton corps brûle, mais je n'ose pas m'en libérer pour aller chercher un peu de fraîcheur : tu viens de t'endormir et je ne veux pas te réveiller. Ta respiration est forte ; les battements de ton coeur réguliers. Tes paupières bougent légèrement, ton nez s'agite, tes lèvres embrassent une femme de tes rêves. Sûrement moi. Ton souffle tiède, réconfortant, me caresse et me réchauffe le visage. Et moi, je voulais tout écrire pour me relire à des heures perdues : les heures perdues à ne pas dormir.
Avec toi.
dimanche 9 mars 2014
Appartement 63
Il y fait chaud
très chaud
parfois trop
et il y fait parfois frimas
mais pas assez
pas assez pour dire
que j’ai peur
d’y prendre froid
que j’ai peur
d’y attraper
un rhume du Cœur
dans l’appartement 63 .
Et nous irons en enfer
en aller simple
pour ce que nous avons fait
(J’aimetuaimesilaimenousaimonsvousaimezilsaiment)
dans l'appartement 63.
Ah et puis
Au Diable vous et vos péchés
à la con.
Au Diable vous et toutes les raisons
que vous avez
de ne pas vivre.
Au Diable Dieu !
Je t’ai
Je t’es
Je t’aime
dans l'appartement 63
et c'est tout ce qui importe.
très chaud
parfois trop
et il y fait parfois frimas
mais pas assez
pas assez pour dire
que j’ai peur
d’y prendre froid
que j’ai peur
d’y attraper
un rhume du Cœur
dans l’appartement 63 .
Et nous irons en enfer
en aller simple
pour ce que nous avons fait
(J’aimetuaimesilaimenousaimonsvousaimezilsaiment)
dans l'appartement 63.
Ah et puis
Au Diable vous et vos péchés
à la con.
Au Diable vous et toutes les raisons
que vous avez
de ne pas vivre.
Au Diable Dieu !
Je t’ai
Je t’es
Je t’aime
dans l'appartement 63
et c'est tout ce qui importe.
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