J'ai un mal qui grandit quelque part au fond de moi. Une maladie incurable. Une fracture immuable. Une foulure de l'esprit.
Ma maladie attaque parfois le jour, parfois la nuit. Ses incursions à travers moi-même se produisent sans que jamais je ne puisse un jour espérer une victoire. Sans que je puisse un jour tenter de comprendre le fondement de la plaie béante.
Serait-ce alors la faute de ces autres âmes en quête de gloire si je ne trouve plus ma place dans cette existence ? Ou serait-ce alors que j'ai changé ? Peut-être est-ce moi, dont l'esprit décadent meurt un peu plus à chaque injonction de ce liquide appelé vie ?
Ce serait l'explication la plus plausible.
Et la plus désagréable aussi.
Dès les premiers jours, on a tôt fait de me pousser en bas du trône et de me voler la couronne pour faire des autres les souverains de mon existence.
