L'été éclot dans le printemps qui exhale. Sous le soleil torride qui fait étinceler son petit sac, l'enfant court. Tout rieur, il trottine vers le parc, orteils saturées de fourmis, fourbures dans les jambes, coeur ébloui de félicités. Envieux, les soporifiques Doyens le contemplent. Ils observent l’écolier sauter les clôtures de la cour du collège, traverser
les épais grillages, abattre les barrières de la civilité.
Ces barrières qui n'ont cessé
De faire croître son coeur sur les heures de l’ennui
Ces barrières qui l'ont affriandé de factices théories
Et de feintes espérances
Ces barrières qui l'ont retenu l'instant d'une enfance.
Avant d'être fugitif, il était niais.
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